Vendredi 29 mai 2009


Hé oui ! Les élections Européennes sont parmi nous, et plein d'amis veulent subitement nous parler. On a des amis au PS, des amis à l'UMP, la droite comme la gauche est super sympa et vous parle de sujets qui vous tiennent à coeur ("pour le service public m'sieur dame !" "pour stopper la délinquance à votre porte mam'zelle"). Et quand ils croisent un jeune, c'est le délire ! MON DIEU ! Quelqu'un de moins de 25 ans qui s'intéresse à la merde qu'on est en train de faire de leur pays ? Un de ces jeunes qui n'a pas de boulot grâce à nos méthodes de gestion de l'emploi géniales, du genre "recyclez votre master en génie biomédical pour faire un BEP vissage de boulons" made in Sarko ?
Un bon conseil : si vous croisez un distributeur d'affichettes de propagande dans la rue, mettez-vous à boîter, faites comme si vous n'aviez pas de dents, et prétendez que vous avez 81 ans. Tout le monde sait que les vieux votent Sarko donc la gauche vous gonflera pas, et la droite saura que votre vote leur est acquis.

J'espère que ces petits conseils de camouflage vous aideront à survivre dans la jungle urbaine, d'ailleurs le prochain article (en dessins (moches)) en parlera sûrement aussi, mais dans un domaine moins politique.

Les mécontents peuvent poster leur avis mais ce n'est pas non plus comme si j'en avais déjà eu quelque chose à foutre.

Par Mel la Cynique - Publié dans : Politique de merde
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Dimanche 28 décembre 2008
J'ai trouvé intéressant aujourd'hui de m'en prendre à quelque chose d'assez facile à démolir, qui sont les mesures de "sécurité" et de "morale" dans le monde informatique. Parce que oui, à l'ère de l'internet, où les cultures sont radicalement différentes et même opposées parfois, il y a des "codes moraux" à respecter. Voyons un peu cela ensemble pour notre plus grand plaisir commun.

D
'abord, pirater, c'est MAL©. Ca, bon, on l'aura su à force qu'on nous le répète... D'abord aux infos, puis dans les publicités (notez, ça ne fait pas tâche, c'est un message débile au milieu de bien d'autres), puis dans les journaux spécialisés, bref le message est passé et la propagande efficace, de ce côté-là, objectif atteint. Le problème est que les mesures anti-piratage... Encouragent le piratage. Petit historique de la DRM, ou Digital Rights Management, Gestion des Droits Numériques. Grosso modo, dans la majeure partie des cas, il s'agit de coder l'information de façon à ce que sa copie soit impossible ou qu'elle ne soit utilisable que sur un support précis. Par exemple, une DRM qui n'autorise la copie qu'avec Windows Media Player. Oui, mais... Dans le premier cas, empêcher la copie est impossible. C'est la vie. Les disques protégés contre la copie ont généralement été copiés et diffusés sur internet moins d'une journée après leur sortie, donc pour ça, autant oublier. Dans le second cas, cela empêche l'interopérabilité qui est extrêmement importante. Imaginez votre superbe CD lisible uniquement avec les lecteurs validés par microsoft. Déjà votre lecteur CD, tout à fait légal, ne respecte pas les normes imposées par la DRM. Merde alors. Vous venez de perdre 20 euros. Bon alors vous le copiez, comme le vil pirate que vous êtes, pour le mettre sur votre lecteur MP3, et là, tadam, ça marche !

Bref, il y a anguille sous roche. Parce que les braves gens qui ont acheté leur CD ne peuvent pas le lire, et tous les petits pirates, en revanche, peuvent le graver à volonté et le lire comme ça leur chante sans le moindre souci. C'est sûr, ça encourage à ne pas pirater... C'est un peu comme le système SecuROM employé sur le jeu récent Alerte Rouge 3. Celui-ci demande l'enregistrement de la clé par internet, et celle-ci ne peut être enregistrée qu'à cinq reprises afin d'éviter les clés pirates qui circulent et sont utilisées 500 fois. Donc il ne peut le réinstaller que 5 fois, plus qu'à prier pour qu'il n'y ait pas de bug pendant l'installation, ou pour ne pas devoir trop formatter. Oui, mais voilà... Quarante-huit heures après la sortie du jeu, le SecuROM était contourné, et le jeu, disponible chez votre fournisseut de torrent habituel. Au final, celui qui est bien embêté par la protection, c'est celui qui a acheté le jeu légalement... Notre utilisateur légal est donc bien content d'avoir dépensé 60 euros à la FNAC ou chez Micromania.

Le souci se pose aussi avec la censure, d'ailleurs. Prenons la version Allemande du jeu Fallout 3, par exemple, qui a déjà du de base se réduire à des limitations sérieuses vis-à-vis des précédents opus (morphine transformée en "med-X", le truc con parce qu'au final tout le monde a bien compris ce que c'est sauf les débiles), impossibilité de tuer des enfants (même si c'est moralement douteux, le fait que les enfants soient invulnérables est assez étrange, d'autant que le jeu de base est quand même moralement très douteux), bref, les développeurs ont dû faire des compromis pour que la droite catholique accepte de ne pas manifester tous les matins devant leurs bureaux. Mais en Allemagne tout ce qui est sanglant est MAL©. Bah oui, mon pépé a gazé des juifs, donc moi je dois être dans l'extrême inverse et dans les jeux de guerre, je tire sur des ours en peluche, hein... Bon, je comprends mal la logique, vu que pépé a pas gazé des juifs à cause des jeux vidéos, à l'époque y'en avait pas, ni à cause des films violents, y'en avait pas non plus. A l'époque y'avait des cons rendus influençables par une vie merdique... Ce qu'il faudrait censurer en fait, c'est la vie réelle et la crise économique, mouahahahaha ! Bref... Pour revenir au sujet...
La version Allemande est dénuée de toute forme de (je cite) "physical severing", ce qui se traduit grosso-modo par les arrachages de bras et de tête. Pour un jeu de base destiné aux majeurs, bon c'est un peu bizarroïde, parce qu'il faut préciser que dès la 15ème minute de jeu, tu peux faire sauter une bombe atomique dans une ville remplie d'innocents. OUI ! MAIS ! En Allemagne, tu fais sauter une bombe, qui est PROPRE ! Les gens sont atomisés MAIS leur corps reste intact madame Chombier ! Protégeons nos têtes blondes de 18 ans qui ont déjà dû se taper la voisine, regarder du porno zoophile sur internet, et voir des films interdits aux moins de 12 ans (qui sont, soit dit en passant, souvent carrément plus dégueulasses) au cinoche !
La conséquence, c'est que tous ces jeux censurés (en Allemagne ou non) sont en général téléchargés sur internet dans leur version d'origine qui est, elle, non-censurée. Avec plein de le fuck et de le sang inside.

Prenons donc tout ça comme un système purement commercial. Moi, monsieur X, je vends des jeux et de la musique pour un prix donné. Mon concurrent, monsieur Y, vend la même chose moins cher. Je dois donc être plus compétitif et proposer soit des prix plus intéressants, soit un contenu plus complet. Dans le cas du piratage, on a monsieur ayant-droit qui vend son jeu à 60€ et son disque à 20€ (en moyenne, des fois c'est plus), et monsieur je-peux-pas-dire-son-nom-sur-un-blog-sinon-monsieur-DAVDSI-va-venir-me-sodomiser, lui, le propose gratos. Que faire ?
1 : c'est la faute aux pirates, quelle bande de dépravés, foutons-les tous en taule, et si y'a pas la place pour 2 millions de personnes, ben on fait des taules plus grandes ou alors on les ruine sur 50 générations (oui parce que mettre 30.000€ d'amende à un mec de 16 ans, ça reste quand même plutôt comique).
2 : c'est la faute aux pirates, quelle bande de dépravés, exécutons-les, ça règlera le souci de la taille des prisons (puis d'un point de vue moral, au moins, je ne ruine pas le mec de 16 ans pour toute sa vie, et il ne mettra pas 30 mois de salaire sans manger et en vivant dehors à payer l'amende).
3 : ah mais merde, je vends des galettes numériques avec de la musique pourrie dessus pour 1/49ème de salaire (en partant du principe qu'on ne paie ni nourriture ni factures ni loyer) et tout ce que je propose comme argument commercial c'est l'incompatibilité totale avec mon lecteur CD, et je vends des galettes numériques avec des jeux censurés et vidés d'une partie du contenu dessus pour 1/16ème de salaire, et tout ce que je propose comme argument commercial c'est une jolie boîte et la garantie que ça me choquera tout autant que la version yankee.

Comprenons-nous bien, je ne vais pas m'amuser à vanter les mérites du piratage en ligne des oeuvres musicales et ludiques, j'ai pas que ça à glander franchement. Mais entre nous... Le mec te dit de ne pas pirater mais vend des oeuvres non-piratées impossibles à lire, et le mec te dit de ne pas pirater mais vend des oeuvres non-piratées censurées, ça me paraît un peu bizarre, comme façon de faire, peut-être... En admettant que je suis quand même super bizarre, prenons les choses dans leur élément le plus simple pour le débile de base.
Ca* fait 10 ans que toutes les mesures de sécurité anti-piratage n'ont fait que de défavoriser les non-pirates. Ca fait 10 ans que la plupart des formes de censure sont contournées et font rire à gorge déployées les cibles de ladite censure. Ca fait 10 ans que chaque génération de protection numérique est rendue inefficace en moins d'une semaine. Alors très franchement, où en est l'intérêt concret ? Le sujet peut être traité sur des milliers de pages en prenant tous les arguments et leurs contre-arguments inverses, pour n'arriver qu'à une seule, et unique conclusion, qui est que toute forme de contrainte finit intévitablement par être contrée elle-même. Et pour ne pas faire trop chauffer vos cerveaux de débiles, il faut arrêter là avec une vidéo complètement délirante.

Par Mel la Cynique - Publié dans : Politique de merde
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Mardi 8 juillet 2008
On m'a dit que dans un blog, en général, on racontait un peu sa vie, et que le mien (de blog) ne correspondait pas à ce critère, pourtant discriminatoire. Ainsi, je vais éviter de déroger plus longtemps à cette règle élémentaire du blog, et vous confier un peu de ma vie fascinante (sic) ! Je vais notamment parler d'un sujet intéressant, la ville où j'ai passé la plus grande partie de ma vie, où j'ai grandi, été éduquée, bref, la ville qui m'a formée, en somme. Je sens que tout le monde devient curieux, si, si, même vous là-bas, au fond de la salle !

J'ai donc passé quatorze années à... Villefranche sur Saône ! Ah, cette ville dont le nom fleure bon le terroir est, en plus d'un endroit accueillant, un lieu moderne et vivifiant. Son folklore est particulièrement riche, et avant de parler de mes diverses expériences, je vais parler un peu de ce dernier. Ils ont une fête que je trouve très intéressante ! Vous vous souvenez des cons dont je parlais dans un autre article (fascinant comme de juste) ? Mais si, ceux qui marchent de travers, vomissent par terre, et crient des conneries en plus de chanter faux ? Hé bien, les gens de Villefranche (appellés Caladois, faut pas chercher) leur vouent un culte. Si si !

La fête a d'ailleurs un nom représentatif, les CONScrits. On pourrait penser que ça vient en réalité des soldats, conscrits, et à l'origine, ça vient bien de là, néanmoins le temps a un brin dénaturé les choses, et il ne s'agit plus du mot entier "conscrit" mais surtout de ce qui devint le préfixe "con". La fête se déroule donc en plusieurs phases. La phase préliminaire démarre le lundi de la semaine, jusqu'au vendredi soir. Pendant cette phase, il y a une recrudescence de nuisances sonores diverses et d'aggressions caractérisées envers le code de la route. Les auteurs sont (en général) des personnes de vingt ans (pile), en état d'ébriété avancée, qui jettent des pétards divers et chantent (comme notre ami le con, sauf que là, c'est un choeur entier, et on est loin des choristes du film), le tout dans des voit boîtes de conserves peintes en vert avec des slogans douteux par dessus, en noir. Certains trouveront ça convivial, pourquoi pas, néanmoins les vomissures devant la porte quand on part de chez soi le matin, ce n'est que modérément convivial, même si dans un sens c'est interactif. Passons. Parfois des voit boîtes de conserves jaunes avec des gens de 30 ans qui veulent encore croire qu'ils sont jeunes font la même chose.

Après ça, le vendredi soir marque le début de la phase 2, par un rituel : "La retraite aux flambeaux". Une soirée pendant laquelle les cons (crits, si vous voulez, mais moi je préfère abréger) passent dans des véhicules divers, toujours ivre morts évidemment, déguisés en dieu-sait-quoi. En général (et dieu merci) on ne les voit pas trop, donc difficile de deviner ce en quoi ils sont déguisés (mais le thème de l'alcool reste très présent, sur la plupart des véhicules sont même embarquées des barriques de mauvais vin). Après cette retraite (qui ne marque hélas pas leur retrait) démarre la phase 2, tout le samedi. Ce n'est qu'une journée, mais pendant cette période les conscrits sont aussi virulents qu'un bacille chez un immunodéprimé. C'est un peu le sommet de la courbe de Gauss. Et enfin, la phase 3, l'accalmie, qui démarre avec la "vague", pendant laquelle des gens bourrés de 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80, et parfois même 90 et 100 ans, défilent en zig-zag. Les plus âgés respectent parfois la tradition d'origine des conscrits (50+), en étant sobres et en chantant des vraies chansons, mais les plus jeunes (20-30) sont généralement les cons tout courts ; on en a vu certains vomir sur la grande rue où se passe le défilé. Classe.

Bref, ce petit encart se termine donc, vous avez une idée du folklore local. Maintenant vous savez qu'il ne faut pas y aller à la fin du mois de janvier. Mais bon, il n'y a pas que ça à Villefranche, ce serait être malhonnête de ne résumer cette ville qu'à cette seule célébration... On peut parler de beaucoup de choses, par exemple... Tenez, le courage légendaire de ses forces de police. Si, si ! J'ai pu voir de mes yeux de courageux gardiens de la paix interv agi s'interpos ne rien glander pendant que des jeunes se faisaient aggresser dans une ruelle à tout juste 10 mètres d'eux (pendant les conscrits, justement). Ou tenez, une fois où j'étais en hypoglycémie sévère, ma mère est venue me chercher au lycée. Le chien (un yorkshire) étant encore jeune n'était pas propre (notez, elle ne l'est toujours pas mais passons), elle l'a donc prise avec elle, sur ses genoux. Le chien pesait environ 1,5 Kg à l'époque. Et là, alors qu'elle me prend, arrivent glorieusement les Starsky et Hutch de la Calade, les seigneurs de la paix et de la sécurité. Le dialogue n'est pas fidèle mais très proche, je peux compter sur ma mémoire pour me rappeller des abrutis, même en hypoglycémie. Croyez-moi ou pas, ça a donné à peu près ceci :

- Vous savez à quelle vitesse vous rouliez ?
- 40 Km/h environ, pourquoi ?
- QUARANTE CINQ MADAME, QUARANTE CINQ !
- Ah, possible, ce n'est pas cinquante la limite ?
- Vous aviez une conduite bien dangereuse, vous savez...
- Dangereuse...?
- Vous rouliez en zig-zag madame !
- Avec les travaux, aussi...
- Et votre fille, là, m'a l'air bien bizarre... Droguée ?
- Mais vous êtes fou ou quoi ? Elle est en hypoglycémie !
- HAHA INSULTE A REPRESENTANT DE L'ORDRE MADAME !
- Ins...?
- Et ce chien, là, très dangereux, sur vous, sans muselière, pas étonnant que vous ayiez perdu le contrôle du véhicule !
- Perdu le cont...?
- Et cette plaque, là... 18... C'est suspect...
- En même temps, sur le pare-brise, il y a marqué "AVIS", toutes les voitures de location sont immatriculées 18...
- Bon allez vous allez venir avec nous et plus vite que ça !
- Euh, avec ma fille en hypoglycémie, vous ne croyez pas que j'ai mieux à faire là ?
- IL FAUT UNE AMBULANCE PEUT-ÊTRE ?
- Non, pas à ce point, mais...
- REFUS D'OBTEMPERER ALORS ? Je dois vous passer les menottes peut-être ?
- Houlaaaa non, ça ira...


Blasée, ma mère rentre donc dans la voiture. Elle démarre, et attend le signal du policier, qui lui fait de très grands signes pour qu'elle avance, ce qu'elle fait. L'agent de la loi avait évidemment mis son pied devant la roue avant de lui dire de démarrer ; c'est donc au choix un abruti, un inconscient, ou un rigolo qui a fait exprès. Il a finalement mis l'alarme à fond, et a fait plusieurs détours en ville avant de la mener au commissariat.

Le résultat final fut que le policier porta plainte pour conduite dangereuse, tentative d'homicide contre un représentant de la loi, refus d'obtempérer, et insultes à agent dans sa fonction. Evidemment, au tribunal, la seule charge retenue fut "conduite avec un chien sur les genoux", et insulte à agent, parce qu'après s'être faite harceler, ma mère l'a effectivement traité de gros con.
Le "procès" fut intéressant, aussi. Les avocats de la région sont pour le moins étonnants ! On sait que souvent les avocats sont des personnes charismatiques, à la grande répartie, et je ne fus pas déçue ! C'était un des meilleurs, paraissait-il, et on nous avait renseigné avec justesse. Nous l'avions payé à l'époque autour de 10.000FF, ce qui était honorable vu le temps qu'il a passé à préparer le dossier et plaidoyer (un total de 160 secondes), et surtout vu la plaidoirie subjuguante qu'il a offerte :


- Nan... Mais vous savez, elle s'emporte vite, quoi... C'est une Marseillaise, vous voulez en faire quoi, aussi...

C'est tout. Si Saddam Hussein avait eu ce mec pour avocat, il était relâché direct, c'est certain. Mais cessons donc de médire sur cette partie précise des hommes de loi, policiers municipaux et avocats, et passons à une autre catégorie dans laquelle Villefranche est experte : les huissiers. Villefranche bat le record du monde du nombre d'huissiers au kilomètre carré, il y a plus de cabinets d'huissiers que de restaurants Chinois. Ces braves gens travaillent donc dans les tribunaux, les prisons, ce genre de chose. Au détail près que les Huissiers de Villefranche démarrent leur carrière devant les barreaux des prisons, pour finir derrière au final. Un de ceux qui nous avait longtemps harcelés (et aidé à rédiger une fausse déclaration d'assurance pour un de ses amis) a fini à la prison du coin pour détournements divers. C'est marrant, la vie.

Revenons à la vie locale. En plus de battre le record d'huissiers au Km², Villefranche bat aussi celui du record de Kebabs. Statistiquement, il y en a plus de 5,5 pour chaque lycée et école ! On ne peut pas dire que ça soit un outil de développement du tourisme, mais je me rappelle en tout cas que mon sac à main était bourré de "cartes de fidélité" avec du 1 Kebab gratuit pout 10 achetés. Je n'ai fait qu'un tiers des kebabs de la ville et pourtant je devais avoir 30 cartes différentes.
Mais laissons les kebabs de côté (parce que même si c'est gras, c'est bon) et voyons un autre côté amusant de la vie à Villefranche : le cinéma. Car en effet, il y avait pas moins de trois cinémas. Deux passant des films récents, et un passant des films au public plus restreint (art & essai). Ce qui était fantastique, c'était qu'étant les seuls cinémas de la ville, ils avaient passé un accord qui leur donnait à tour de rôle les films à succès (Spiderman, Die Hard, et compagnie), et qui leur faisait monter les prix du billet simultanément. Hé oui ! La place est à 8€, c'est trop cher pour un ciné avec 3 salles de petite taille ? Ben allez donc voir la concurrence. Sauf que la concurrence c'est pareil : trop fort, même moi j'aurais pas osé ! Entre autres parce que c'est passible d'une amende relative au revenu du cinéma (dans leur cas ça aurait tourné dans les 50-100.000€ à peu près je crois). Carrefour a raqué récemment à cause de ça. M'enfin, il n'y avait pas que ça, il y avait aussi la place "tarif étudiant" à 5€. Cool ! Valable exclusivement le jeudi soir. Ah, forcément, de suite...


Le commerce était donc une notion totalement acquise par les gens du coin, en particulier le chapître "profitez qu'ils ne puissent pas aller autre part pour pratique des tarifs abusifs". Qui leur en voudrait, après tout, hein ? Moi, certes, mais en tant qu'emmerdeuse officielle de la coupe du monde ça compte pas.


Bon, vu que je suis gentille avec mes amis les illettrés (qui ne manqueront pas de laisser des commentaires stupides faits de banalités/platitudes du genre "la poutre de l'oeil du voisin dans la remise en cause du fils de Yoda" et autres) et je vais cesser là. Après tout, lire toutes ces lignes d'un texte fait en langage non-SMS, ça doit être éprouvant. Je ferai un autre article sur les coutumes de la ploucaille Beaujolaise, mais pour l'instant, voici une petite vidéo pour vous vider les neurons !


Par Mel la Cynique - Publié dans : Ma vie dont tout le monde se br...
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Lundi 7 juillet 2008
Hé oui ! Être un gros con c'est plus qu'une manière d'être en général, c'est un style de vie à part entière ! Un con n'agit pas seulement comme un con, il VIT con, il PENSE con, toute sa vie s'oriente autour de ça. Certains signaleront que la notion de "con" (ou bête, idiot, etc...) est une notion relative, que les cons des uns sont les intelligents des autres et inversement, mais nous considèrerons ici que ma propre vision des cons, la mienne, petite égocentriste de M.E.L., est la seule vision objective valable.

Enfin, fi de ces considérations mégalomanes, prenons un exemple, comme toujours, c'est plus parlant. Un exemple que la majorité des humains de sexe féminin ont déjà vécu : la scène du gros con qui drague dans un pub / en boîte / un bar. Il arrive vers vous, et vous savez déjà ce qu'il va faire. Il transpire la connerie, il a l'imbécilité qui brille au fond de son oeil torve, et il vient vers vous. Vous priez pour qu'il demande l'heure, mais hélas, il vient draguer. Ca tombe, tel le couperet fatal qui va vous mener de "soirée sympa avec une copine" à "et merde comment je me débarasse de ce parasite ?". Il va généralement sortir une phrase toute faite qui est soit ringarde, soit digne d'un porno (ex : "Quand j'ai vu tes yeux, je nous ai imaginés ensemble" ou encore "Hmmh je peux t'offrir unee... Boââââssonnn... Spéciâââââle..."). En général, ce con-là sera déjà à moitié ivre, il puera donc de la gueule à en faire crever un yorkshire et il aura du mal à fixer son regard où que ce soit, pas même sur votre poitrine. Vous mettrez des heures à vous en débarasser, probablement en prétendant que vous êtes prise ou autres.

D'ailleurs, petit hors-sujet, ne prétendez SURTOUT PAS que vous êtes lesbienne. Ceci entraînera au choix plusieurs choses. Soit il va fantasmer et vous convaincre que vous envoyer en l'air avec votre copine et lui aussi, c'est bien, en bref son fantasme d'ado depuis qu'il a vu son premier porno. Soit il va s'évertuer à vous prouver par A+BxC-DTC²/(Panz,ani)=Schtroumpf que si vous êtes lesbienne, c'est parce que vous ne l'aviez pas rencontré avant, mais qu'il va vous faire de l'effet. En réalité le seul effet qu'il va produire sera un profond agacement, mais ça, il ne peut pas le savoir (les cons et l'empathie sont classables dans des catégories de concept opposées). En bref, dites que vous avez un mec qui sort de prison, c'est encore la meilleure chose à faire ; testé et approuvé.

Mais bref, revenons à notre con. Il vous drague de façon ridicule, et vous vous en êtes débarassée. Bravo ! Mais ce que vous ne voyez pas, c'est l'envers du décor. Il parle con, avec sa drague minable, il s'habille con, avec un style vestimentaire qu'il considère comme le mettant en valeur mais qui en réalité le rend ridicule, et il agit con, en insistant alors que vous avez dit que vous êtes lesbienne. Mais il y a plus ! Après, quand il sera bourré, il va rentrer chez lui, et va gerber dans la rue (de préférence devant chez quelqu'un, ou devant une fenêtre) avant de beugler comme un singe quelconque une chanson paillarde ou autre "oeuvre musicale" proche du ridicule. Une fois chez lui, il mettra probablement de l'excellente musique (par pure politesse je ne dirai pas que la variété Française c'est de la merde, donc passons), avant de téléphoner à un de ses potes (un con aussi) pour se vanter qu'il a failli-chopper-mais-il-a-laissé-tomber-parce-que-c'était-une-froide-du-cul-et-elle-avait-un-gros-cul-et-elle-était-pas-trop-motocultable (notez les occurences multiples du mot "cul" qui peut être employé jusqu'à 68 fois par phrase).

Tout son style de vie va donc s'orienter autour de l'absence totale d'une quelconque lumière au fond de son esprit. Ses vêtements, goûts divers (ou absence de goûts divers, genre "lol lir C pr lé PD MDR§§"), sa conversation avec ses amis et proches, sa façon d'interagir avec les autres (profs, inconnus, filles, ...), ses sorties le soir ("vné lé ga on va s torché la geulle sa va etre tro bi1§§§"), ses ambitions ("-Tu veux faire quoi quand tu seras grand ? -Avoir une Renault 5 tunée avec des jantes de la mort !"), ses hobbies, tout est orienté autour de cela de façon exclusive. Même son humour sera soit inexistant, soit limité à un premier degré très restreint, d'ailleurs quand d'autres se paieront sa tête il ne comprendra probablement pas.

Jusqu'ici, donc, un con, ça semble un peu chiant mais bien ludique, finalement. Oui, mais voilà, le souci, le truc auquel on ne pense pas pour l'instant, c'est que le con en question, ça sera le futur Directeur des Ressources Humaines, le futur Comptable, le futur Emmerdeur de service incompétent qu'on devra se taper au boulot. Vous allez me dire "Mais pourquoi il serait au dessus de moi, qui suis un génie, alors qu'il est con ?". La réponse est simple, statistiquement, plus de 60% des personnes ayant une avance intellectuelle notable à 10 ans vont finir dans des boulots ou activités très en dessous de leurs capacités. L'intelligence, ça ne paie pas mes chers amis, ce qui paie c'est d'obéir comme une machine, et ça, contrairement à nous autres, le con, il y arrive ! C'est comme ça qu'en léchant les bons culs, il sera D.R.H. et vous trou de balle de base dans une entreprise minable qui produit de la crème homéopathique contre les champignons autour de l'anus. Conseil pour ne pas finir comme ça : mettez votre intellect de côté et apprenez à être un peu plus con que vous ne l'êtes. Bref, ce con que vous voyez, et dont vous vous moquez, un jour, il va vous rendre la vie impossible et lourdingue.

Conclusion... Qui a deviné quelle serait la conclusion ? Oui, vous, là, au fond ! Je vous écoute ? "Il ne faut pas se moquer des autres parce qu'un jour on le paie"... Nan c'est pas ça, dégage, t'as rien à foutre là. "Faut pas penser que tous les autres sont cons". Mais bordel c'est soirée abrutis ce soir ? Sécuritééé foutez-moi ça dehors. Alors qui a deviné ? Bon, je vous la fais : "Profitez de vous payer la gueule des cons pendant que vous le pouvez, au moins, vous aurez de bons souvenirs faute d'avoir une belle vie". Et je vous rappelle autre chose : si vous vous rendez compte que vous correspondez aux critères que j'ai cités, alors vous êtes con, agissez, tant que vous avez moins de 20 ans ça peut s'arranger.

Je sais, l'article est plus court que le précédent. C'est vrai, je pourrais probablement disserter sur l'imbécilité sur plus de lignes que ça, mais il ne faut pas oublier que la plupart des humains ne peuvent pas lire plus de 8 paragraphes, sinon ils font une crise d'épilepsie aiguë. Cerveau trop sollicité, c'est dur, la vie, mais il faut les comprendre les pauvres, à 16 ans ils savent à peine lire. Allez, une petite vidéo débile, et à dieu sait quand (entre nous, rien à foutre).


Par Mel la Cynique - Publié dans : Généralités et philosophie de comptoir
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Lundi 7 juillet 2008
Démarrons en force avec un sujet qui ne manquera pas d'intéresser tout le monde (ou du moins, seulement les personnes qui ont de l'intérêt pour les sujets dignes d'attirer ce dernier) : l'optimisme. C'est une façon de voir la vie très intéressante, et c'est souvent devenu un mode de vie, une doctrine, une façon de toujours être dans la meilleure condition possible. Enfin, tout du moins, c'est la description qu'en font les personnes optimistes.

Néanmoins, la plupart des personnes (des personnes saines d'esprit en tout cas) n'ont pas automatiquement cette façon de voir les choses, et cela leur vaut d'être taxées immédiatement de "pessimistes", même si leur façon de voir ne l'est objectivement pas. Prenons un exemple concret, issu d'une expérience personnelle, par exemple. Tous les articles en seront truffés, donc si les exemples venant de la petite vie de mademoiselle M.E.L. vous saoulent déjà, passez votre chemin, vous consommerez moins de bande passante. Bref, un exemple donc !

Un "ami" (mis entre guillemets, car rien n'est jamais sûr) fait une rencontre sympathique dans une soirée. Une demoiselle plutôt agréable au regard dans l'ensemble, visiblement avec de l'esprit, mais quelqu'un avec une empathie minimale aura immédiatement décelé quelque chose de particulièrement étrange voire décalé dans son comportement. Le prévenant donc sur le champ de cette bizarrerie, ce dernier, guidé par ses roubignolles, décide d'ignorer l'avertissement. Soit, laissons aller. Néanmoins, alors que leur relation s'enlise et s'éternise, et que ledit ami accumule des signes de dégénérescence cérébrale due à un engouement masculin typique, un autre avertissement lui est donné, comme quoi la relation avait des chances de ne pas mener bien loin. ET LA, C'EST LE DRAME ! La réponse fuse, prévisible : "Tu es vraiment pessimiste". Notez que le résultat final fut celui prévu : une catastrophe mais ce n'est pas le sujet.


Le sujet, donc, est : "Quand quelqu'un émet un avis qui n'est pas obligatoirement naïf, il est automatiquement taxé de pessimisme aigu et inguérissable". Si on signale à quelqu'un que réviser insuffisamment risque fort de le mener à une note douteuse, on est pessimiste. Si on signale à quelqu'un qu'une fille agissant comme une schizophrène (ce qu'elle se révèlera être, haha !) risque de ne pas le mener bien loin, on est pessimiste. Si on annonce qu'on ne va pas aller draguer ce beau mec là-bas parce qu'il a peu de chances de s'intéresser à une fille aigrie et chiante, on est pessimiste. C'est extensible à l'infini, à ce tarif, pourquoi ne pas dire que croire que de la vitamine C ne soignera pas le SIDA c'est du pessimisme, hm ? Mais passons, la caricature n'a pas valeur d'argument.

En réalité, ce qui gêne n'est pas le fait que le sus-nommé pessimiste annonce une vérité souvent probable, ce qui gêne est que cette vérité ramène le rêveur dans le monde réel. Le rêveur, qui pense que sa vie future sera avec cette belle fille qu'il a rencontrée ici en soirée, qu'il va ouvrir sa propre clinique, devenir riche, et beau, et qu'il aura une villa avec des pétales de rose partout, est dérangé par la vérité objective du monde réel. Un monde où moins on a d'argent, moins on a d'argent (hé oui, c'est ça la vie, moins vous avez d'argent plus vous avez d'huissiers et donc moins vous avez d'argent, pas la peine d'argumenter, c'est prouvable par mille moyens différents), où les jolies filles ou les beaux mecs sont soit pris, soit ont un ramage qui ne se rapporte pas à leur plumage, où ce sont les voisins qui gagnent au loto, et où Bill Gates est plus une légende qu'une réalité.

C'est bien pessimiste, tout ça, direz-vous ! Ma foi... Combien d'entre-vous a-t-il gagné au loto, au juste ? Ceci me rappelle un autre exemple, qui sera fait de citations. La discussion a eu lieu avec une personne dont on ne citera pas le pseudonyme ou le nom. Celle-ci prétendait avoir toutes ses chances de remporter la Super Cagnotte du Vendredi 13 Juin dernier. Je lui ai néanmoins signalé qu'ayant une chance sur (paraît-il) 13.983.816 et ce sans compter le sinistrement célèbre numéro complémentaire, elle ne gagnerait pour ainsi dire jamais (à moins de jouer treize millions etc. de fois). Me traitant de pessimiste, elle me dit qu'elle avait "toutes ses chances" de gagner. Déjà, "toutes ses chances" est un concept intéressant, car n'importe quelle personne censée trouvera que 1/13983816 ce n'est pas vraiment une probabilité importante, et que c'est loin du concept de "toutes ses chances". Mais voilà, croire que 1/13983816 c'est ridicule, c'est être pessimiste.

Revenons donc à cette histoire de "rêve". Les optimistes sont les rêveurs, ceux qui s'imaginent, donc, que tout a "toutes ses chances" de bien se passer même quand c'est objectivement faux. Il est psychologiquement établi qu'une personne vivant dans ses rêves est (souvent) irresponsable, et risque de s'enfoncer de plus en plus dans cette dépendance d'un rêve qui ne lui apporte rien d'autre que de l'espoir. Ceci amène plusieurs observations. D'abord, il y a de plus en plus d'irresponsables et de moins en moins de personnes réalistes. Ensuite, il y a tellement peu d'espoir dans le monde réel que de plus en plus de gens se réfugient avec désespoir dans des rêves d'optimisme et de lendemains meilleurs. Le baril de pétrole a doublé en 1 an, la pollution ne fait que de grimper, le pouvoir d'achat se réduit malgré les "calculs savants" (sic) de la plupart des institutions, le travail devient un luxe, les plus jeunes trouvent de plus en plus difficilement un emploi à moins de faire une école (qui est souvent chère), bref, rien ne laisse présager que l'avenir sera meilleur. Et du coup, les gens se planquent dans l'optimisme.

La question centrale est donc : "que va devenir le monde, si un tiers de la population se masturbe dans des rêves irréalistes au lieu de bouger" ? Car si le soi-disant pessimiste sait que le monde est pourri, il sait ce qu'il faut faire pour y pallier autant que possible, dans la mesure de ses moyens. L'optimiste en revanche, sachant pertinemment (du moins, pensant) que tout va bien aller, se laisse flotter en attendant que les "belles choses tombent", et continuera d'attendre même si ça n'arrive jamais. Sinistre présage, n'est-ce-pas ? De quoi devenir véritablement pessimiste, dirait-on.

Pour conclure (enfin) cet article, une seule chose : cessez l'onanisme intellectuel, la vie n'est pas belle, il ne tient qu'à vous de vous remuer pour que ça soit supportable. Rêver d'une vie meilleure n'amènera qu'à continuer de rêver sans fin. Bientôt un autre article méchant, et sur ce, une petite vidéo stupide sans aucun rapport. Si vous l'avez déjà vue, rien à faire. Pas mon problème non plus, hein.

Par Mel la Cynique - Publié dans : Généralités et philosophie de comptoir
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